Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:4909 Le 01/12/2016 | Partager
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■ Le droit et l’effort
L’Economiste, avec la plume de son éditorialiste Dilami (j’ai été étudiant en même temps que lui: je le salue), avait mis le doigt sur la manière dont on peut ou dont on doit se servir du texte de la Constitution. Dans l’introduction, Dilami disait qu’un texte de loi est fait pour servir le pays, pas pour le bloquer. Je suis vraiment d’accord avec cette analyse. D’ailleurs, elle avait engendré de grandes polémiques, où les hommes politiques ont essayé d’écarter les intellectuels et le peuple de cette affaire. Mais depuis, vous n’avez plus rien dit.
Je regrette beaucoup. Car il y a le retour d’une façon de voir le droit comme on voit les sourates du saint Coran. Personne ne veut analyser. Rares sont ceux qui  veulent faire l’effort d’interpréter la loi. Mais tous préfèrent créer des blocages, envoyer le Maroc dans le mur, plutôt que de chercher comment sortir de la « crise non-gouvernementale» en respectant autant la Constitution que le suffrage universel.
C’est le fruit du sous-enseignement universitaire dans lequel on a enfermé nos étudiants depuis trois ou quatre décennies. Peu de nos juristes d’aujourd’hui réfléchissent et font des exégèses. Et voilà comment on en est arrivé là.
Khalil E.I.
Professeur universitaire en France

■ UPF
J’ai vu sur Facebook les photos de Madame Oudghiri, prononçant un discours à Madagascar dans le cadre de la réunion de la presse francophone mondiale (ndlr. en réalité il s’agit de l’Union de la presse francophone, UPF. Meriem Oudghiri, secrétaire générale de L’Economiste, est présidente de l’UPF Maroc). D’abord permettez-moi de la féliciter. Ensuite, L’Economiste n’a pas écrit sur cette rencontre ni sur ce discours
Je voudrais que L’Economiste publie ce discours. Et merci.
Jawad K.
entrepreneur et animateur
de réseaux sociaux.

■ Les NEET
J’ai été choquée par les chiffres que vous avez publiés sur les NEET, les jeunes qui ne sont pas à l’école, ni au travail, ni au chômage. C’est un grand danger pour notre début de démocratie au Maroc. Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas une priorité de l’action gouvernementale. Pouvez-vous l’expliquer? On manifeste pour des broutilles et on ne fait rien pour presque un demi-million de jeunes exclus de tout et de partout! Vraiment je ne comprends pas la passivité des familles et des NEET. Et je ne parle pas de la passivité des partis politiques.
Leila Ait B. de Marrakech

■ Pourquoi nos routes s’effritent?!
C’est chaque année la même galère. Outre les inondations, dès qu’il commence à pleuvoir, des tronçons entiers de nos routes s’effritent, des trous béants et fissures apparaissent, … rafistolés quelques mois plus tôt, ils sont mis à nu pas la pluie. Et rebelote! Rafistolés encore, après avoir ravagé quelques pneus au passage, ils tiennent peu de temps avant d’être à nouveau «démasqués» par des averses. Comment peut-on à ce point faire preuve d’amateurisme!  
A.Z.
■ Les mensonges du sport
Dans votre édition du 30 novembre, vous semblez découvrir que le monde du sport n’est pas propre... Vous plaisantez j’espère? Le topo dressé par Transparency ne reflète pas assez à mes yeux la réalité. Nous ne serons donc pas aussi diplomates que le consultant qui est cité dans votre article et qui semble plus soucieux de ménager d’éventuelles susceptibilités (lesquelles?) que d’appeler un chat un chat. Il y a suffisamment d’indices aujourd’hui pour ouvrir des enquêtes sur des soupçons de détournement, de corruption, de fraude fiscale, voire même de fuite de devises! Au Maroc le sport attire comme des mouches de nombreux solliciteurs. Malheureusement, ils ne sont pas tous bien  intentionnés y compris dans votre profession, celle du quatrième pouvoir.  Dans le foot par exemple, ne vous y méprenez pas, les stades bling-bling lancés un peu partout ne sont qu’une infrastructure cache-misère ou cache-gabegie et les «clubs locomotives», WAC, RAJA comme vous les appelez dans votre article, ne sont que des tigres en papier. Enfin, je déplore l’effet pétard mouillé de la loi 30-10 relative à l’éducation physique. Une vraie réforme, aurait pris de vrais engagements pour assainir, redresser, mettre à niveau. Nous sommes loin du compte.
Faouzi. L

■ Le gouvernement veut se débarrasser de l’enseignement public
Privatisation. Avec une dégringolade sur le plan qualitatif et quantitatif du secteur public, la carte de la stratégie nationale de l’enseignement se dessine et se dirige vers le secteur privé. Chaque année, le nombre des écoles privées progresse d’une manière exponentielle avec un recul alarmant du secteur public. Une situation qui peut fragiliser le pouvoir de l’Etat. En tant qu’intéressé par le domaine, je lance une simple question: Pourquoi investir dans un TGV alors que les toilettes de nos écoles sont dans un état lamentable.
S.M.

■ La forêt oued Nfifikh meurt à petit feu
Les rares forêts aux alentour de Casablanca-Mohammedia continuent de reculer. Ces précieux espaces naturels cèdent leur place au béton sous l’œil complice des autorités.  Exemple: la forêt oued Nfifikh dans les environs de Mohammedia. Aménagé en partie pour accueillir les visiteurs, ce site naturel est mal entretenu et ses abords surtout se transforment petit à petit en décharge publique. Sur des kilomètres entiers, les déchets solides, bouteilles et emballages de toutes sortes jonchent le sol. Des travaux publics ont dénaturé une partie de ce site d’intérêt zoologique. Pourquoi les élus et les autorités locales ne protègent pas la forêt de oued Nfifikh? La réalité du terrain et les faux discours sur le développement durable témoignent qu’il n’y a pas une vraie conscience écologique.
M.M.
■ Non à l’école payante!
Le fait que l’école devienne payante me donne des sueurs froides. On nous promet que le préscolaire, le primaire et le collège resteront totalement gratuits. Encore heureux. Mais quid du lycée? Ce dirige-t-on vers un modèle à l’américaine? Un modèle où il faut être riche pour faire des études supérieures? Où les parents économisent toute une vie pour permettre à leurs enfants d’avoir accès à des études qui leur permettront de s’insérer dans le monde professionnel. Non, non et non. J’espère que les parties concernées prendront en considération l’environnement dans lequel nous vivons. On encourage nos jeunes (et même nos seniors) à aller à l’école afin d’avoir une société instruite et l’on nous parle maintenant d’écoles payantes pour tous. C’est la définition même d’un paradoxe.
N.W.

 

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