Evénement

Dans les coulisses du Sommet de Marrakech

Par L'Economiste | Edition N°:4899 Le 16/11/2016 | Partager

■ La Princesse Lalla Hasnaa parle éducation

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Lors de la session de haut niveau sur l'éducation, la Princesse Lalla Hasnaa  a souligné «l'importance cruciale de l'éducation, la formation et la sensibilisation dans la lutte contre le changement climatique». La Fondation qu'elle préside travaillant dans ce sens depuis quinze ans. Patricia Espinosa, secrétaire exécutif de la CCNUCC, et Irina Bokova, directrice générale de l'Unesco, lui ont présenté le 1er Rapport mondial de suivi (GEM-Planet Report 2016) après le lancement des Nations unies de la décennie de l'Unesco de l'éducation pour le développement durable en 2004. Un appel pour la jeunesse a également été lancé par les représentants des Jeunes Reporters pour l'Environnement (JRE), avec 9 recommandations discutées et convenues par les JRE de 11 pays différents.

                                                                        

■ Les femmes, premières victimes du réchauffement climatique

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La Constituante femmes et genre (Women and Gender Constituency – WGC), créée en 2009, est un des 9 groupes observateurs de la société civile. Présente à la COP22, elle regroupe 16 organisations environnementales et féminines, chargées de s’assurer que la parole des femmes soit entendue et leurs droits intégrés dans tous les processus et actes de la CCNUCC, afin de placer l'égalité au cœur de la lutte contre les changements climatiques. Le réchauffement climatique expose les femmes à des risques plus élevés de conflit, de violence et de traite. Malgré cette situation, les projets ayant pour objectif principal le genre ne représentent que 3% des financements climat.

 

                                                                        

■ Un tour au musée

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Le Musée d’art contemporain africain Al Maaden (MACAAL) de Marrakech organise une exposition pour la COP22 initiée par la Fondation Alliances. Intitulée «Essentiel Paysage: Artistes contemporains africains face à l’environnement», l’événement met la lumière sur le regard des artistes du continent sur les questions du climat.

 

                                                                        

■ El Omari préside la «MedClimate Day»
La région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, présidente de la MedCOP Climat de Tanger, organise le 16 novembre son side event à la COP22, la «MedClimate Day ». L’événement, qui sera présidé par Ilyas El Omari, connaîtra la participation des acteurs économiques et des présidents des régions de l’espace méditerranéen, dont ceux de Sicile (Italie) et de Sousse (Tunisie), deux villes qui accueilleront respectivement la MedCOP Climat en 2017 et 2018. L’objectif est de faire entendre la voix de la Méditerranée sur les questions liées au climat. Rappelons que la MedCOP Climat organise un «Agora MedCop» avec un programme d’animation et de visibilité́ tout au long de la COP22.

                                                                        

■ Quand l’art sensibilise les populations
Le Groupe OCP a choisi de soutenir l’œuvre de l’artiste marocain Mohamed El Baz, Door Of Heaven, qui trône depuis le début de la COP22, et jusqu’au 30 avril 2017, sur le parvis de la gare ferroviaire de Marrakech. Composée de 21 panneaux photovoltaïques, évoquant les silhouettes d’arbres solaires, l’installation imposante appelle à revoir nos modes de vie et nos rapports coupables à la planète. La production d’électricité permet d’illuminer l’oeuvre tout au long de la nuit, grâce à une horloge astronomique qui calcule, jour après jour, les heures de lever et de coucher du soleil. Cette horloge commande ainsi l’allumage des panneaux dans le respect de la décharge de la batterie.

                                                                        

■ Croissance bleue
Promouvoir la résilience des océans aux conséquences du changement climatique est un sujet largement soutenu lors de la conférence. Le Pavillon Maroc a réuni sur cette question différents participants qui ont mis en lumière l’importance des océans et du secteur halieutique, notamment vis-à-vis du développement économique et social de plusieurs États africains. Histoire de prévenir la montée de l’acidification ou le déclin de la biodiversité, exacerbés par des pratiques de pêche non durables.
Rappelons que la pêche et l’aquaculture emploient près de 12 millions de personnes en Afrique. L’UE avait affecté 140 millions d’euros en soutien au secteur maritime dans plusieurs pays africains, et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé le lancement d’un package pour la résilience climatique d’une valeur de 3,5 milliards de dollars pour la période 2017-2020, en partenariat avec la Banque mondiale et la Banque africaine de développement.

                                                                        

■ La COP expliquée aux enfants

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Le groupe de rap originaire de Marrakech Fnaïre est venu faire visiter les coulisses de la conférence climatique à quelques enfants triés sur le volet. Leur dernier opus célèbre d’ailleurs le climat et l’environnement et l’urgence de les protéger.

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                        

■ Hommes de foi

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Et si la réponse aux changements climatiques passait plutôt par la religion? C’est la thèse défendue par les intervenants d’une rencontre organisée lors de la COP22 par l’ONG United planet faith and science initiative (UPFSI). Des chefs religieux musulmans, juifs et chrétiens ont débattu de l’importance de la foi et de la spiritualité pour agir contre le dérèglement climatique. Selon ces derniers, c’est le «consumérisme aveugle» et la «cupidité du système financier» qui contribuent à l’épuisement des ressources de la planète. Un mode de vie prohibé par les trois religions qui prônent plutôt un équilibre et une harmonie dans la relation de l’être humain avec son environnement. «Le temps des mots gentils est révolu», lance d’emblée Stuart Scott, directeur de la planification stratégique et fondateur de UPFSI. «Les leaders religieux qui ont conscience de la gravité de la problématique climatique ont l’obligation morale de parler en des termes très forts pour prévenir les actions nuisibles contre la nature».

                                                                        

■ Soirée Alma et Marrakech Climate Show

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Le stade El Harti de Marrakech était en fête lundi soir avec 2 performances exceptionnelles: le spectacle Alma et le Marrakech Climate Show. La baleine géante gonflée à l’hélium, animée de la tête à la queue, a flotté dans le ciel de la ville accompagnée de 51 danseurs marocains d’exception et les voix des chanteuses Oum et Natacha Atlas. Alma est une prouesse que l’on doit à Hassan El Youbi et Pascal Molina. Puis se sont enchaînés sur la scène de nombreux artistes. Youssou N’Dour, Anggun, 22 tambours du Burundi, Christophe Maé, Yuri Buenaventura, Tiken Jah Fakoly et Khatia Buniatishvili. Les groupes Fnaïre et Magic System étaient également de la partie et le public ravi.

 

                                                                        

■  Sécurité renforcée
Normal en ce premier jour d’arrivée et de présence des chefs d’Etat. Défilé de berlines et de costumes sur le tapis rouge dans un lieu à l’écart où la presse était triée sur le volet. Sur le site de Bab Ighli, c’est bien sûr dans la salle principale Marrakech que la rencontre s’est déroulée. Pour la première fois depuis le démarrage de la COP, même les allées de la zone bleue étaient sous haute surveillance. Du coup, à défaut de badge spécial, de très nombreux participants ont joué des coudes pour négocier l’entrée. Des initiatives vite avortées.

 

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