COP22

Le secteur de l’olivier signe sa transition

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4897 Le 14/11/2016 | Partager
Objectif: Une oléiculture durable, propre et respectueuse de l’environnement
Valorisation des sous-produits, production d'énergie thermique, électrique… en priorité

La COP de l’action continue de mobiliser les professionnels de différents secteurs. Les responsables de la fondation «Olivier promo Meknès» et l’Agro-pôle olivier de l’Ecole nationale d’agriculture (ENA) de la capitale ismaïlienne ont pris le relais vendredi dernier dans la zone verte. Les deux partenaires ont tenu une conférence sur «l’olivier et l’huile d’olive: quelles perspectives pour les changements climatiques, l’énergie renouvelable et l’économie circulaire?». L'objectif est d'identifier les leviers de réussite de la transition écologique et la prospective d’une oléiculture durable, propre et respectueuse de l’environnement en Méditerranée. Une rencontre qui a aussi permis de partager les solutions climat innovantes, relevant de l’économie circulaire dans le secteur oléicole, qui respecte le climat et l'environnement. Outre une forte séquestration de carbone et un faible besoin en eau, l’olivier a un potentiel de biomasse important. «Ce secteur génère en effet une très grande quantité de sous-produits de l’olivier (industriels et agricoles), qui constituent une ressource grandement exploitable et disponible pour la production d'énergie thermique, électrique et/ou bio-combustible, représentant ainsi des avantages environnementaux et économiques indéniables pour le secteur agro-industriel», explique Noureddine Ouazzani, responsable de l’Agro-pôle olivier de Meknès. Et de poursuivre: «parmi les récentes innovations figure la technologie du système à deux phases, système écologique en adéquation avec les lois environnementales en vigueur au Maroc. Cependant, le traitement des déchets et des sous-produits de l’olivier de ce système connait un important retard».
Techniquement, le procédé à deux phases a été conçu dans le but de pallier les inconvénients du système trois phases, en particulier par la réduction de la production des margines. Ceci est dû à la réduction importante de l’injection de l’eau au niveau des malaxeurs. Le système à deux phases génère des sous-produits ayant une valeur économique importante une fois valorisés. Il s’agit particulièrement des grignons humides et des noyaux. «Ces sous-produits, valorisés d’une façon adéquate, contribueront à l’amélioration de la compétitivité de la filière oléicole. Les nouvelles utilisations concurrentielles sont la combustion pour la production de l’énergie», conseillent les experts.

Un projet pilote pour Meknès

Le projet pilote «Olea Green-Food Meknès» prend forme dans le cadre d’un partenariat public-privé. En effet, un protocole d’accord a été signé, vendredi dernier, entre les partenaires fondateurs dudit projet. Il s’agit des conseils de la région Fès-Meknès, la ville de Meknès, la préfecture, et des opérateurs industriels nationaux et internationaux ( OleaFood (Filiale du Groupe LCM-Aïcha), Green of Africa (Alliance entre Akwa Group, FinanceCom et Groupe Amhal), et Suez Recyclage et valorisation Maroc (Filiale du groupe Suez). Ces partenaires s’associent  dans le développement, financement, construction, et exploitation du projet. Lequel présente une solution écologique et un modèle vertueux d’économie circulaire, comprenant trois axes. Le premier mise sur une trituration d’olives plus respectueuse de l’environnement (système 2 phases moins consommateur de ressources en eau et en énergie). Le second axe est celui de la collecte des sous-produits de l’olivier. Enfin, il est question de valoriser les sous-produits (biomasse de l’olivier) et produire de l'énergie (électricité).

 

 

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