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International

Irak: L’armée bientôt aux portes du fief de l’EI

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:4882 Le 24/10/2016 | Partager
Le chef du Pentagone à Bagdad pour préparer la prise de Mossoul, dernier bastion des terroristes
Les djihadistes tentent de faire diversion pour ralentir les troupes irakiennes

L’étau se resserre petit à petit sur les terroristes du prétendu Etat islamique (EI). Soutenue par les forces spéciales américaines (4.800 soldats qui ne participent pas directement aux combats mais qui apportent leur soutien logistique et leur conseil), l’armée irakienne continue son avancée vers Mossoul, dernier bastion de l’EI. Sentant le vent tourner, les djihadistes ont tenté de faire diversion, organisant des attaques-surprises dans la ville de Kirkouk, à 170 kilomètres au sud-est de Mossoul. Plusieurs bâtiments gouvernementaux ont ainsi été ciblés vendredi dernier. Ces opérations ont fait 46 morts et 133 blessés. Quelque 48 djihadistes ont également péri.
Les terroristes ont, par ailleurs incendié une usine de soufre, engendrant des fumées toxiques. L’attentat, qui a provoqué la mort de deux civils, a ralenti la progression des forces irakiennes vers Mossoul, la deuxième plus grande ville du pays, sous contrôle des terroristes depuis juin 2014. Suite à cela, Bagdad a été obligé d’envoyer des renforts pour éliminer les combattants de l'EI encore présents. L’incendie a, quant à lui, pu être éteint samedi. Selon les responsables militaires, la situation est actuellement sous contrôle, mais il existe encore des résistances dans certains quartiers. Les forces fédérales ont avancé samedi à Qaraqosh, dont la prise permettra de s’approcher de la périphérie de Mossoul. Les combattants kurdes, pour leur part, ont mené des opérations au nord-est de la ville. Néanmoins, d’après des sources du gouvernement français, il faudra encore un mois avant que les forces irakiennes puissent y entrer.    
Afin de préparer la récupération de Mossoul des mains de l’EI,  le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, s’est rendu samedi dernier à Bagdad. «Il y aura un gros travail de reconstruction et de stabilisation à faire», a déclaré le chef du Pentagone. «Il est crucial que ces efforts ne soient pas en retard sur l'effort militaire en cours», a-t-il rajouté.
Carter devait aussi essayer de faciliter un accord entre Ankara et Bagdad, sur la participation de troupes turques à la bataille de Mossoul.  Le gouvernement irakien y est opposé. Toutefois, Carter a déclaré qu'il y a un accord de principe entre les parties. Reste à définir, les modalités pratiques.

Une longue guérilla urbaine inquiète les ONG

Des dizaines de milliers de soldats irakiens et de peshmergas kurdes devront affronter entre 3.000 à 4.500 djihadistes de l’EI à Mossoul, une ville d’environ 1,5 million d’habitants. Même si l’armée semble disposer de l’avantage du nombre, la guerre aux terroristes ne sera pas facile. Les ONG, qui ne peuvent toujours pas mettre en place des couloirs d’évacuation, s’inquiètent du sort des civils piégés dans la ville, où les conditions de vie se détériorent de jour en jour. Les réserves de nourriture diminuent, alors que les propagandistes de l’EI sèment la terreur dans l’esprit des populations.

 

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