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Région Mena
Le FMI appelle à plus de réformes

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4880 Le 20/10/2016 | Partager
Les pays doivent fournir de gros efforts sur les infrastructures
Le Maroc gagne des points sur ce secteur
Régimes de retraite, climat des affaires… des initiatives saluées
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Au cours des dix dernières années, le Maroc a mené à bien de grands projets d’infrastructure. Néanmoins, ses réformes sont jugées relativement faibles dans plusieurs domaines (corruption, éducation, commerce…). Le FMI prévoit un taux de croissance de 1,8% en 2016 pour atteindre 4,8% en 2017

Malgré les progrès récents, le rythme des réformes dans la région MOANAP (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan) reste plus lent. Les pays importateurs de pétrole de la région ont même perdu du terrain dans des domaines stratégiques comme les infrastructures (où tous les pays sauf le Maroc ont été déclassés), l’éducation, l’environnement réglementaire, la corruption, la finance et le commerce. Ce n’est pas la première fois que le Maroc rafle de bons points sur le volet des infrastructures et des équipements. Sur ce secteur, il est classé 51e dans l’étude du WEF «The Global Competitiveness Report 2016–2017».
Le port de TangerMed ou le projet de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Tanger et Casablanca lui permettent de bien se positionner.  Pour le FMI, la simplification des réglementations et une meilleure protection des investisseurs ont permis au Royaume d’améliorer le climat des affaires. C’était le cas aussi en Egypte et en Jordanie.
Malgré les avancées récentes, les obstacles structurels à la croissance subsistent dans la région, déplore le FMI. La piètre qualité des infrastructures de transport et de télécommunications et les pénuries d’électricité, de carburant et d’eau continuent à entraver l’activité économique. A mesure que les cours pétroliers se redressent (tournant actuellement autour de 50 dollars le baril) et que les importations liées aux investissements progressent, le coût global des importations et les pressions sur la balance des paiements augmentent.
Dans certains cas, une moindre dépendance à l’égard du pétrole, une hausse des investissements directs étrangers (Maroc, Pakistan) et des flux de financements publics externes (émission possible de dette souveraine en Egypte, au Pakistan et en Tunisie) ont un impact positif. La réduction récente des exonérations et des niches fiscales (réalisée au Maroc et au Pakistan, prévue en Egypte, en Jordanie et en Tunisie), l’amélioration de l’administration de l’impôt et la rationalisation des procédures douanières (Pakistan) renforcent les recettes.
Concernant les dépenses, l’accroissement des crédits pour les infrastructures, la santé, l’éducation et les services sociaux (y compris des politiques actives du marché du travail) stimulera l’emploi et la croissance. Des mesures visant à réduire les pertes des entreprises publiques (y compris les mécanismes de tarification automatique pour les sociétés énergétiques) diminueraient leurs arriérés envers l’Etat et le secteur privé. La masse salariale du secteur public devrait être limitée, et les projets consistant à la rationaliser progressivement permettront à terme d’engager davantage de dépenses propices à la croissance. Les récentes réformes des retraites au Maroc sont des mesures qui vont dans ce sens.
Une politique monétaire accommodante et une plus grande flexibilité du taux de change contribueraient à favoriser la croissance et la stabilité macroéconomique.

L’impact du Brexit

Le Brexit a, jusqu’à présent, eu un impact limité sur les régions MOANAP, Caucase et Asie centrale (CAC). Leurs marchés financiers se sont repliés après la publication du résultat du référendum, suivant la tendance mondiale. Les pays dont la situation budgétaire est fragile (Egypte) ou ceux qui devraient solliciter les marchés financiers dans les prochains mois pour financer leurs déficits budgétaires (comme l’Arabie saoudite, l’Égypte et le Pakistan) restent vulnérables. C’est le cas aussi pour les banques qui dépendent du financement à l’étranger (en particulier celles situées à Bahreïn et aux Émirats arabes unis). Aussi, les expositions transfrontières du Maroc et de la Tunisie aux banques européennes sont importantes. Un ralentissement de la croissance dans la zone euro en raison du Brexit aurait également un impact significatif sur les pays du Maghreb notamment au Maroc et en Tunisie.

 

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