Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:4878 Le 18/10/2016 | Partager

■ Une fillette de 11 ans compose un opéra!
Ses instruments favoris sont le piano, le violon et… la corde à sauter! Alma Deutscher a composé des sonates, des concertos et même un opéra qui sera bientôt joué à Vienne quelques mois avant ses douze ans! Musicienne depuis l’âge de deux ans, compositrice depuis qu’elle en a six, la petite Anglaise s’est souvent dit que si elle était un gros et vieux bonhomme avec une barbe, on la prendrait peut-être un peu plus souvent au sérieux. Néanmoins, le regard des gens est en train de changer, notamment depuis que la capitale de la musique classique a programmé sa «Cendrillon» pour les fêtes de fin d’année. La première de cet opéra de près de deux heures, produit par une association autrichienne dédiée aux jeunes talents, est prévue le 29 décembre prochain et c’est en maestro respecté qu’Alma a assisté en octobre aux répétitions de sa création à Vienne. Accompagnant au piano des solistes de trois fois son âge, la fillette en impose dans sa sage robe à fleurs… «J’ai entendu sa musique avant de connaître son âge, j’ai été sous le choc. Elle a des nuances vraiment complexes, vraiment spéciales», décrit avec grand étonnement la soprano australienne Anna Voshege. Le père de la jeune prodige, Guy Deutscher, se souvient avoir été frappé par une réflexion d’Alma lorsqu’elle avait deux ou trois ans. «Comment la musique peut-elle être aussi belle!», s’était-elle exclamée, révélant une personnalité hors du commun. «Lorsqu’elle a commencé à composer ses propres morceaux, nous avons compris que nous étions face à quelqu’un de vraiment spécial», explique ce linguiste de formation, musicien amateur. A six ans, ce fut sa première sonate pour piano, à sept ans un mini-opéra, «Le balayeur de rêves», et à neuf ans, un concerto pour violon. Alma n’aime pas la musique actuelle, qu’elle juge beaucoup trop bruyante!

■ Les jésuites élisent un «pape noir» vénézuélien
Après un Néerlandais au Liban et un Espagnol missionnaire au Japon, c’est hors Europe que les responsables de la Compagnie de Jésus - l’ordre des jésuites dont est issu le pape François - ont été cherché leur nouveau dirigeant. Ces derniers viennent en effet d’élire comme nouveau chef le Vénézuélien Arturo Sosa à l’issue d’un insolite conclave de quatre jours. Né à Caracas et âgé de 67 ans, docteur en science politique, Arturo Soca devient ainsi le 36e «supérieur général» de la longue histoire de l’ordre fondé en 1540 par Ignace de Loyola. Le nouveau «pape noir», surnom donné au supérieur général en raison de la couleur de son habit ecclésiastique et du pouvoir occulte que l’histoire lui a longtemps prêté l’ombre du pontife, remplace l’Espagnol Adolfo Nicolas, qui a démissionné à 80 ans. C’est la toute première fois en près de cinq siècles d’histoire des jésuites que leur supérieur général n’est pas Européen.

 

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