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Législatives 2016

Fès: Le PJD conserve ses 4 sièges

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4872 Le 10/10/2016 | Partager
L'Istiqlal résiste avec deux sièges
Pour la 1re fois, le PAM et le RNI avec un siège chacun
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Voici les huit heureux élus au titre du dernier scrutin à Fès. Il s’agit respectivement de Driss El Azami, Omar El Fassi El Fihri, Mohamed El Harti et Abdelouahed Bouharcha du PJD, Hamid Chabat et Allal El Amraoui du PI, Aziz Lebbar du PAM et Rachid El Fayek du RNI (Ph. YSA)

Pas trop de changement dans la carte politique de la ville de Fès. Les électeurs ont en effet renouvelé leur confiance au Parti de la justice et du développement (PJD) qui reste ainsi en tête et détient la moitié des sièges à pourvoir. Pour rappel, ce parti avait remporté 75% des suffrages lors des communales de 2015 à Fès (93.000 voix). Vendredi dernier, ses deux listes électorales ont promu respectivement deux députés dans chacune des deux circonscriptions de la ville (Fès-Sud et Fès-Nord). En chiffres, la formation de Abdelilah Benkirane a comptabilisé plus de 75.000 voix (54,5% de l’électorat de Fès-Nord et 53,59% à Fès-Sud). Ceci, alors que le taux de participation n’a pas franchi le seuil de 40%.
Confortés par une majorité absolue au niveau du conseil communal de Fès, les nouveaux députés du PJD sont le maire Driss El Azami El Idrissi, ses adjoints Omar El Fassi El Fihri, ingénieur d'Etat, et Mohamed El Harti, ingénieur, et Abdelouahed Bouharcha, le président de l’arrondissement de Zouagha. Très présents dans la gouvernance de la chose locale, ces élus devront désormais défendre les intérêts de la ville même au niveau du Parlement, et auprès du prochain gouvernement. Chez l’Istiqlal, l’on a gardé la même position (2 sièges) qu’en 2011. De fait, le député Hamid Chabat, ancien maire de la ville (2003-2015) et SG du PI, a sauvegardé son fauteuil à Fès-Nord. Toutefois, son dauphin, le salafiste Mohamed Abdelouhab Rafiki, alias Abou Hafs, n’a pas convaincu. Même constat dans la circonscription de Fès-Sud où Allal El Amraoui, ancien vice-maire (PI) est passé difficilement avec 8.275 voix (soit 10,83% des votants). A noter que l’Istiqlal a eu, lors de ces législatives, près de 17.600 voix dans les deux circonscriptions. Par ailleurs, c’est la grande frustration chez les socialistes qui n’ont pas pu conserver leur position à Fès. Pour rappel, le parti de la rose a longtemps gouverné la ville de Fès (1992-2003). Il comptait deux sièges à pourvoir entre 2011 et 2016. Occupés par les anciens ministres Mohamed Ameur et Ahmed Réda Chami, ils profitent désormais à d’autres formations politiques. Il s’agit du PAM qui n’avait jusque-là jamais remporté de siège à la Chambre des représentants au nom de Fès, et du RNI. Pour le premier, c’est l’hôtelier Aziz Lebbar qui a brigué un mandat au nom de la circonscription Fès-Nord. L’ancien président du CRT a séduit 8.224 voix (4e position). Pour sa part, le Rniste Rachid El Fayek, président de la commune rurale d’Ouled Tayeb, est arrivé 3e à Fès-Sud avec 8.567 voix. Ce dernier s’était présenté plusieurs fois aux élections et sous différentes couleurs (PI, PAM et RNI). Lors des communales du 4 septembre 2015, il a été reconduit à la tête de la commune d’Ouled Tayeb sous la casquette du RNI. Vendredi dernier, il brigue, pour la première fois, un siège au perchoir au nom du parti de la colombe.

 

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