Législatives 2016

Une journée de campagne
USFP: Abdelmaksoud Rachdi, tête de liste à Hay Mohammadi

Par Jaouad MDIDECH | Edition N°:4870 Le 06/10/2016 | Partager
Il met au service de sa campagne le patrimoine culturel et sportif du hay
S'il est élu, il promet l'ouverture d'un bureau pour écouter les doléances de la population
abdelmaksoud_rachdi_070.jpg

«Hay Mohammadi a amplement contribué à façonner le paysage culturel, social et économique de la ville», insiste Rachdi (Ph. JM)

Le 2 octobre, Abdelmaksoud Rachdi, tête de liste de l'USFP à Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, choisit le site anfaspress.com pour diffuser une vidéo sur Youtube pour exposer son parcours de militant de l'USFP, et expliquer son programme électoral et ce qu'il compte réaliser au profit la population de son quartier Hay Mohammadi. Comme l'écrasante majorité des candidats, il exploite à fond le web pour mieux se faire connaître auprès des électeurs. «Je vous promets de sauver l'école publique de sa dégradation, de travailler pour de meilleurs services de santé, et de faire tout pour sauver la jeunesse du chômage. Il n'y a pas une famille à Hay Mohammadi dont des enfants ne sont pas frappés de plein fouet par le chômage», se désole Rachdi. Il faut dire que, par rapport à d'autres candidats qui embrigadent dans leur campagne des centaines de jeunes, quitte à les payer pour ce travail, le candidat de Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi mène la sienne avec une petite équipe bénévole, des sympathisants et des militants de son parti, ne dépassant pas une quinzaine, complètement voués au parti de la rose. Une campagne «propre basée sur le porte-à-porte, l'écoute et l'échange de points de vue, loin du brouhaha des autres candidats», dévoile l'un des meneurs de sa campagne.  
Que Abdelmaksoud Rachdi soit tête de liste de l'USFP à Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ, ça coule de source. Les instances régionales et nationales du parti de la rose n'ont eu la moindre hésitation à le choisir comme chef de file du parti dans la plus grande circonscription de Casablanca, voire de tout le Maroc, en termes de population, du nombre d'électeurs et de la charge historique qu'elle recèle. Et cette charge historique, le candidat de l'USFP à Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi n'a pas hésité à l'exploiter dans sa campagne, face à ses deux principaux adversaires, notamment Abdelaziz Omari, le maire de la ville et le candidat du PJD, et le candidat du PAM dans cette circonscription, le notaire Adil Bitar. Cette charge historique, qui a fait du Hay Mohammadi le quartier des Carrières centrales, de la résistance, des emblématiques Nass El Ghiwane et Lamchaheb, et de l'équipe du TAS. «Le quartier  qui a aussi amplement contribué à façonner le paysage culturel, social et économique de la ville», ne cesse de louer Rachdi.
 Le nom de Rachdi est associé à une ONG, "Chouala", qui s'est faite un nom et est devenue une référence dans le tissu associatif marocain. «On n'imagine pas un Maroc sans Chouala», avait glissé un jour Mohamed Akkar, l'ex-président de l'Union des écrivains du Maroc (UEM).  "El avocado" (l'avocat), comme on l'appelle affectueusement dans le quartier, sait capitaliser ce patrimoine dans sa campagne électorale, d'autant  qu'il devient, successivement, vice-président puis président de la plateforme EuroMed des ONG depuis janvier 2008. Créée en 2005 au Luxembourg, rappelons-le, la plateforme non gouvernementale EuroMed des ONG est basée en France, elle a pour objectif de mettre en réseau les acteurs de la société civile des pays partenaires du processus de Barcelone. Acteur associatif incontournable, Rachdi est vite désigné pour être coordinateur du collectif d’associations pour le plaidoyer et le dialogue entre la société civile et le gouvernement marocain. Consécration de son action dans le réseau EuroMed, Rachdi reçoit, le 13 juin 2010, le prix Méditerranée société civile, (l'une des plus prestigieuses récompenses au niveau mondial), assigné annuellement à des personnalités du monde politique, culturel et artistique qui ont contribué, avec leurs actions, à réduire les tensions et à entamer un processus de valorisation des différences culturelles et des valeurs partagées dans la zone de la Grande Méditerranée. Une autre casquette de  Rachdi: animateur du "Forum Asaâda" créé pour appliquer, dans le quartier, les recommandations de l'Instance équité et réconciliation (IER) et la réhabilitation communautaire de Hay Mohammadi, qui a souffert des années de plomb pour avoir abrité le tristement célèbre commissariat de Derb Moulay Cherif. "El avocado" est convaincu qu'investir dans l'être humain est primordial pour tout développement économique et social. «Créer pour la jeunesse des espaces culturels, scientifiques, artistiques, sportifs dans ce grand espace qu'est Hay Mohammadi-Aïn Sebaâ-Roches Noires est un investissement capital», estime le candidat USFP.

Bio express

Né en 1957 dans le quartier Hay Mohammadi, Abdelmaksoud Rachdi, tête de liste de l'USFP dans la circonscription Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, a grandi au Bloc des Cheminots et a participé, tout jeune, à l'effervescence culturelle et sociale du hay aux années 1970 et 80. Rachdi s'est, très tôt, fondu dans le travail associatif. A son actif, dès 1975, la création de l'association "Al Intilaka" (le départ) qui s'est transformée quelques années plus tard pour devenir l'association "Chouala pour l’éducation et la culture" (ACEC), dédiée à la formation des jeunes et à l'éducation. Epaulée par le magazine éponyme (Chouala) que Rachdi dirige lui-même, cette association a pu développer au fil des ans un réseau d'adhérents et de sympathisants à travers tout le Maroc, un patrimoine que  Rachdi met au service de sa campagne. Membre actuel du bureau politique du parti de la rose, Rachdi prépare un doctorat en sociologie sous la direction du sociologue Mokhtar El Harras. Elu communal, membre du conseil de la ville, A. Rachdi est aussi membre du Conseil économique, social et environnemental (CESE).

                                                            

Grandes lignes du programme de l'USFP

Présenté une semaine avant l'entame de la campagne électorale par  Driss Lachgar, secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), le programme du parti de la rose pour les élections législatives du 7 octobre 2016 se veut un «contrat avec le citoyen, pour la défense des valeurs de la justice, de la liberté et de l’équité».
■ Promesses politiques: Continuer l'application des recommandations de l'IER et poursuivre l'enquête sur les disparitions forcées non encore élucidées, dont celle de Mehdi Ben Berka.  
■ Promesses économiques: Un taux de croissance de 5,5%. Augmentation de la valeur des exportations agricoles de 11 milliards  à 50 milliards de dirhams. Baisser le taux de chômage à 8% et créer 150.000 emplois chaque année.
Augmentation de 20% de la moyenne du revenu par habitant d'ici 2021. Renforcement des mécanismes de lutte contre l’évasion fiscale et l’amélioration de la qualité de production pour booster l’offre en exportations.
■ Volets culturel et scientifique: Création d’une caisse nationale pour financer le champ culturel, et augmentation du budget relatif à la recherche scientifique de 0,8% à 1,5% d’ici 2021.
■ Volet social: Révision de la loi sur la violence à l’égard des femmes de Bassima Hakkaoui, ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement, et élaboration d'«une nouvelle loi plus avancée pour lutter contre la violence à l’égard des femmes».
 Lancement d’un dialogue national pour asseoir une réforme réelle du régime de compensation.

 

L'Economiste vous conseille

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc