Législatives 2016

Fès-Meknès
Le MP mise sur l’expertise de ses ministres

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4864 Le 27/09/2016 | Partager
Laenser veut séduire l’électorat de la région
Un ancien wali en compétition dans la circonscription Fès-Sud
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Mohand Laenser, SG du MP (2e à partir de la gauche), a choisi Driss Merroun, Lahcen Sekkouri, Mohamed Ouzzine et Abdallah Amimi pour séduire l’électorat de la région Fès-Meknès. Le parti de l’épi mise sur l’expertise de ses candidats «ministres» pour convaincre (Ph. YSA)

Le Mouvement populaire (MP) a inauguré officiellement, dimanche à Fès, sa campagne pour les législatives du 7 octobre. Plusieurs centaines de militants et sympathisants du parti de l’épi ont ainsi été mobilisés au complexe sportif de la capitale spirituelle pour réussir leur meeting.
Présidée par Mohand Laenser, SG du MP, la manifestation s’est déroulée en présence notamment de Halima Assali, la «femme de fer» du parti, Lahcen Sekkouri, ministre MP de la Jeunesse et Sports, et bien d’autres responsables du bureau politique «Haraki». D’emblée, Laenser, qui est aussi président du Conseil régional de Fès-Meknès, a répertorié les maux du territoire qu’il dirige. «Nous sommes une région agricole mais malheureusement notre production est valorisée ailleurs. Nous n’avons pas d’ouverture sur la mer. Notre industrie, tourisme, et artisanat… souffrent», déplore le doyen des présidents de régions.  Loin d’un discours de sinistrose, Laenser a voulu planter le décor avant de promettre un avenir meilleur pour la population de Fès-Meknès. «N’importe où que nous soyons, dans la majorité ou dans l’opposition, nous allons défendre les intérêts de cette région», dit-il  Pour y arriver, le MP mise sur l’expertise de ses ministres sortants, Lahcen Sekkouri et Driss Merroun, ou encore Mohamed Ouzzine. Il les a d’ailleurs tous accrédité pour les législatives de 2016. Ainsi, au moment où Laenser prononçait son discours à Fès, Merroun et Ouzzine se faisaient campagne respectivement dans les souks hebdomadaires de Taounate et Oued Ifrane.
S’agissant de la circonscription Fès-Sud, le MP a nommé Abdallah Amimi, ancien wali, et ex-gouverneur de la préfecture de Zougha Moulay Yacoub. «J’ai une dette envers cette ville. Je pourrais renoncer à mon salaire de député car j’ai une bonne retraite. Ce qui m’intéresse, c’est défendre au mieux les intérêts de la population de cette ville millénaire», confie-t-il à L’Economiste. Pour lui, «il n’y a pas de raison à ce que Fès ne soit pas dotée d’un parc d’exposition, un palais de congrès, et d’autres équipements dignes de son statut de capitale culturelle».
En tout cas, les «Harakis» semblent être déterminés. Ils veulent à tout prix séduire l’électorat de la région Fès-Meknès. Une séduction qui passera aussi par leur programme. Celui-ci se base essentiellement sur le développement du monde rural, l’encouragement des investissements productifs publics et privés, et l’application de la régionalisation avancée. «Notre parti est engagé dans la préservation des droits humains et la mise en œuvre de l'officialisation effective de la langue amazighe au plus tard en 2018», conclut Laenser.

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