International

Assemblée de l’ONU
Climat, réfugiés… aller au-delà des vœux

Par Walid ROUICHI | Edition N°:4861 Le 22/09/2016 | Partager
Les émergents demandent une réforme de l’ONU
Ankara critique le désengagement concernant les réfugiés

■ Les regrets de Ban Ki-moon
La 71e session de l’Assemblée générale de l’ONU a démarré hier. Après dix ans à la tête du Secrétariat général de l’ONU, Ban Ki-moon dresse le bilan. Il condamne d’abord le bombardement des convois humanitaires en Syrie. D’après lui, il n’y a «pas de solution militaire pour la Syrie». Il en profite pour faire appel au rôle des puissances influentes dans les négociations. Sur le conflit israélo-palestinien, il déplore par ailleurs que la solution à deux Etats en Palestine semble s’éloigner.  Ban Ki-moon rappelle que le partenariat est la seule solution pour lutter contre les populismes et le changement climatique. Enfin, il se félicite des avancées faites en matière de mixité au sein de l’ONU. Il défend également les réussites de la communauté internationale en matière de dialogue politique, au Myanmar et en Colombie.

■ Obama et le «paradoxe du monde»
Le président américain intervient pour la dernière fois à la tribune de l’ONU. Pour l’hôte de la Maison Blanche, le monde actuel fait face à un paradoxe: il est moins violent et plus prospère mais il souffre d’une perte de confiance dans les institutions. L’intégration économique et le dialogue ont connu des réussites à Cuba, en Iran, au Myanmar et en Colombie. Le chef d’Etat américain critique la solution irrationnelle de «populismes grossiers» «un pays qui se serait entouré de murs ne ferait que s’emprisonner lui-même». La gouvernance mondiale peut limiter l’essor du populisme. Cela implique de préserver le social car «un monde dans lequel 1% de la population contrôle autant de richesses que les 99% autres ne sera jamais stable». Sur le plan stratégique, Obama ose lancer un pic à la Russie, qui, selon lui, «tente de retrouver sa gloire passée grâce à la force». En revanche, il reste timide à propos de la Syrie puisqu’il déclare qu’il faut continuer «le difficile travail de la diplomatie».

■ Hollande lance un appel pour l’Afrique
Le président français rappelle son attachement à la question climatique. La COP22 à Marrakech doit approfondir les avancées des Accords de Paris. Le président Hollande prévoit un fonds de 10 milliards d’euros d’ici 2020, appuyé par l’aide de bailleurs. Ce fonds sera destiné à l’investissement dans l’électricité. Le président français entend plus largement appuyer l’Union africaine dans ses défis: terrorisme, migrations et développement durable. Enfin il s’attarde sur la Syrie. Pour lui, il est nécessaire de faire respecter un cessez-le-feu durable ouvrant à des négociations et de sanctuariser l’aide humanitaire.

■ Brésil et Turquie: réformer la gouvernance mondiale
Le chef d’Etat brésilien Michel Temer revient sur les enjeux de développement. Il achève son discours sur l’esprit de tolérance des JO qui ont accueilli pour la première fois une délégation de réfugiés. Son homologue turc Recep Tayyip Erdogan a préféré mettre l’accent sur la menace terroriste et la question des réfugiés. Il estime que la Turquie n’est pas assez soutenue de la communauté internationale concernant l’accueil des réfugiés. Il désire, tout comme Temer, une réforme des institutions internationales: «Le monde est plus gros que cinq». (Ndlr: Les 5 membres permanents du Conseil de sécurité).

 

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